Archives
2002

Monologues du Vagin

Eve Ensler

avec Marie-Paule von Roesgen, Marja-Leena Junker, Myriam Muller

adaptation française – Dominique Deschamps

mise en scène – Marja-Leena Junker

collaboration artistique – Raija-Sinikka Rantala

lumières – Véronique Claudel

photos – © Jean-François Wolff

La pièce Monologues du Vagin est fondée sur plus de deux cents entretiens avec des femmes.

 

« J’ai parlé à des femmes âgées, jeunes, mariées, célibataires, des lesbiennes, à des professeurs, des actrices, des femmes d’affaires, des prostituées, des femmes noires, hispaniques, asiatiques, indiennes, blanches, juives. Au début ces femmes hésitaient à parler. Mais une fois qu’elles étaient lancées, on ne pouvait plus les arrêter… » (E.E)

 

Ces femmes ont confié à Eve Ensler leurs sensations, leurs traumatismes, leurs aspirations, leur angoisses et leurs joies, parfois les plus intimes : de l’apprentissage de la sexualité à la maternité, du machisme ambiant à la nouvelle liberté amoureuse . . .

 

« Je suis inquiète à cause des vagins. Je suis inquiète, à cause de ce qu’on en pense, et peut-être encore plus inquiète à cause de ce qu’on n’en pense pas. » (E.E)

 

C’est dire, d’une part, le bonheur d’être femme, la joie d’être amante, la fierté d’être mère. Oser l’épanouissement qu’il soit physique ou intellectuel. Oser se connaître, se reconnaître en tant qu’être sensuel, sensible . . . sans tabou et sans gêne .

C’est dire, d’autre part, la violence infligée au corps féminin, qu’elle prenne la forme du viol, de violences sexuelles contre les petites filles, de la persécution des lesbiennes, du harcèlement sexuel, des mutilations sexuelles…

 

« Je dis Vagin parce que j’ai lu les statistiques : partout dans le monde les vagins endurent des mauvais traitements – 500.000 femmes violées chaque année aux seuls Etats-Unis (100.000 en France), 100.000.000 femmes dans le monde ayant subi des mutilations génitales – violences sexuelles contre des petites filles, persécution des lesbiennes, harcèlement sexuel, terrorisme à l’encontre de la liberté de reproduction, et ainsi de suite  . . . Je dis VAGIN parce que je veux que cessent ces mauvais traitements et je sais qu’ils ne cesseront pas tant que nous ne reconnaitrons pas le fait qu’ils continuent. » (E.E)