Création
2026

Ma vie sous les tentes

Jeff Schinker

en langue française

 

avec Pitt Simon
mise en scène – Jacques Schiltz
scénographie et costumes – Michèle Tonteling
lumières – Antoine Colla
dramaturgie – Karolina Markiewicz

 

coproduction Théâtre du Centaure, Cube 521

photos – © Eric Engel

Théâtre du Centaure :
novembre 2026: 11, 12*, 13, 15*, 17, 18, 19*, 20

 

Les spectacles commencent sauf mention contraire à 19h30 et les jeudis et les dimanches à 18h30  (*)

 

 

Tarifs: 20€ / 8€

Kulturpass accepté.

Vous habitez en ville. Vous payez un loyer. Et vous connaissez le topos : des banquiers encravatés y frappent les chaussées de leurs souliers pointus comme s’ils fuyaient un monstre japonais genre Godzilla – alors que de manière générale, c’est plutôt eux qu’on cherche à fuir. Un ministre s’acharne sur une caille en évoquant la nécessité de faire baisser les émissions carbone, de retour d’Ouzbékistan en jet privé. Un agent immobilier escamote les taches de moisissure d’un mur en y accolant le prix du mètre carré. L’homme est un portefeuille pour l’homme.

 

Et s’il existait une autre voie ? Une sortie, peut-être même une contre-culture ?

 

Découvrez les résultats de plus de quatorze ans d’expérimentation sur des sites de festivals à travers l’Europe. Dans des hôtels douteux, des tentes rafistolées, des camionnettes qui sentent la bière et la boue. Dont résulte la conviction, éprouvée, que la tente n’est pas une solution de secours mais un choix délibéré. Que l’amitié est une infrastructure, un acte de résistance, même. Que la fiction que l’on construit ensemble vaut mieux que la réalité qu’on nous impose – surtout quand cette réalité prend pied dans un triste épisode de violence domestique. Que le présent peut être redéfini, reconstruit comme une tente.

 

De cette conviction, Ma vie sous les tentes en rendra compte. De ce qu’elle exige, dans ses bons jours comme dans ses mauvais, de ce qu’elle offre, et de ce qu’elle coûte. De ce que l’on y perd, parfois, et de ce que l’on ne s’attendait pas à y trouver. Non pas comme une utopie – les utopies se dérobent dès qu’on les approche –, mais comme quelque chose qu’on peut reconnaître, partager, et peut-être continuer après la sortie … ou pas.