Mise en voix
2017

Fake !

une lecture en trois langues sur les « populismes » autoritaires

avec des textes de Cicéron, Shakespeare, George Orwell, Albert Camus, Umberto Eco, Philip Roth, Donald Trump, Marine Le Pen, Jaroslaw Kaczynski, Viktor Orban e.a.

 

avec Eugénie Anselin, Claude Frisoni, Colette Kieffer, Marc Limpach, Jules Werner
conception – Marc Limpach

 

coproduction Kasemattentheater, Théâtre du Centaure, TOL

 

Kasemattentheater :

15 novembre 2017 à 20h

 

14, rue du Puits
L-2355 Luxembourg-Bonnevoie

 

 

 

Renseignements et réservations :

Par téléphone : +352 291 281 (répondeur)

Réservations par mail

 

En Hongrie, Viktor Orban a installé un régime populo-nationaliste qui détruit l’équilibre des pouvoirs et célèbre les valeurs nationales. Le gouvernement polonais s’est récemment attaqué à la liberté de la presse et au tribunal constitutionnel. Il y a des similitudes entre la Pologne et la Hongrie : renforcer le pouvoir de l’exécutif contre le Parlement et diminuer l’influence du pouvoir judiciaire, museler la presse et dénigrer les opposants politiques comme n’étant pas de bons patriotes. C’est la mise au pas autoritaire, la limitation au maximum des contre-pouvoirs, la marginalisation de la société civile au nom de la nation. « Nation, maîtrise des frontières, patriotisme, identité : c’est au nom de ce pack d’idées que M. Trump a été élu », avait résumé avec délectation Marine Le Pen !

 

En 1995, Umberto Eco publiait un article important sur l’autoritarisme fascisant. Il essayait de brosser le portrait invariant de ce qui constitue la base d’un « Ur-fascisme » en répertoriant 14 caractéristiques typiques dont notamment : le culte de la tradition nationale, l’irrationalisme, l’anti-intellectualisme, le mépris pour les femmes, le refus radical de la différence, l’appel aux classes moyennes frustrées, l’obsession du complot, l’anti individualisme (seuls la propre nation et son vrai « peuple » comptent) et l’invention d’une nouvelle « langue » avec une syntaxe et un vocabulaire des plus pauvres. On reconnaît bien certaines choses…

 

Il ne faut jamais oublier que la démocratie parlementaire ne peut pas d’elle-même garantir es bases essentielles sans l’engagement actif des citoyens. Il faut ainsi s’employer à utiliser ses droits et ses libertés, se tenir informé et s’instruire, notamment pour ne pas tomber dans le piège des « fake news ». Nous sommes donc tous priés de nous tenir informés et, le cas échéant, d’ouvrir notre gueule !