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2018

Des femmes qui dansent sous les bombes

d'après Céline Lapertot

en langue française

 

avec Souleymane Sanogo, Camille Raséra
mise en scène – Camille Raséra
chorégraphies – Souleymane Sanogo

 

 

 

 

 

 

 

Théâtre du Centaure :

mars 2018 : 22*, 23

 

Les spectacles commencent sauf mention contraire à :

18h30 les jeudis et dimanches (*)

20h les autres jours.

 

Tarifs: 20€ / 8€

Kulturpass accepté.

Renseignements et réservations :

Par téléphone : +352 22 28 28 (répondeur)

Réservations par mail

 

La caisse est ouverte une demi-heure avant le spectacle.

« Séraphine danse. Son corps se souvient comme il dansait sur son lit d’hôpital, comme il ondulait sous les pulsations de ses tempes. La fièvre est un délire qui éveille des sensations qu’on ne connaissait plus. La fièvre rappelle le plaisir, le délice de l’abandon. Elle danse n’oubliant pas ce qu’elle doit à ceux qui font un peu de place à la vie. »

 

Nous suivons Séraphine dans sa marche sauvage contre sa condition de femme. Le décor est planté sobrement : « Quelque part en Afrique. Aujourd’hui. » Mais peu importe la géographie, l’essentiel est ailleurs. « Nul besoin de situer un pays, une frontière, écrit Céline Lapertot, pour dire que Séraphine souffre comme un homme, pisse et crache le sang comme un homme (…). Elle ignore si elle est forte ou faible, les armes sont fortes pour elle, et ce qui meurt dans le creux de son ventre renaît dans ses doigts, quand elle tient le couteau. » Car Séraphine est de « ces femmes qu’on sous-estime parce qu’elles sont des femmes. On les peint fragiles et précieuses, mais on détruit ce qu’on pensait ériger au rang d’oeuvre d’art. Des êtres inférieurs qui n’ont que leur utérus pour rançon. Et puis ils sont surpris, ces hommes, quand ils les voient se relever, un cran d’arrêt à la main ». Comme beaucoup d’autres femmes de son pays en guerre, Séraphine a été violée lorsque les miliciens ont détruit son village et tué sa famille. Elle ne doit sa survie qu’à l’entrée de l’armée régulière dans le village, et au docteur Basonga qui met tout en oeuvre pour la sauver.

 

Des femmes qui dansent sous les bombes est une histoire intense, virulente, construite autour des témoignages de ces femmes dont le choix a été, pour recouvrer leur dignité, de devenir des guerrières. Céline Lapertot, cette jeune auteure de 29 ans, donne une allégorie du refus de toutes les dominations. Le Monde

 

La lecture de ce premier roman laisse en état de choc. Choc de suivre un destin laminé. Choc de découvrir une nouvelle écriture à l’estomac, d’une profonde dignité. Télérama