Accueil
2018

Comparution immédiate

d'après Dominique Simonnot

en langue française

 

mise en scène – Michel Didym
assistant à la mise en scène – Charly Breton
collaboration artistique et interprétation – Bruno Ricci
lumière – David Brognon et Sébastien Rébois
création sonore – Michel Jacquet
régie son – Noémie Bourgois
costume – Eléonore Daniud
scénographie – David Brognon (The Plug)

 

production Théâtre de la Manufacture, Centre dramatique national Nancy-Lorraine et la Mousson d’été

 

 

 

 

 

photos – © Eric Didym

Théâtre du Centaure :

mars 2018 : 29*, 30

 

Les spectacles commencent sauf mention contraire à :

18h30 les jeudis et dimanches (*)

20h les autres jours.

 

Tarifs: 20€ / 8€

Kulturpass accepté.

 

Table ronde
Le 29 mars suite à la représentation, discussion autour des thèmes de l’écriture en prison et la machine judiciaire au Luxembourg.
Intervenants : e.a. Olivier Foubert (comédien et animateur d’ateliers d’écriture en prison) et Philippe Stroess (avocat à la cour).

Renseignements et réservations :

Par téléphone : +352 22 28 28 (répondeur)

Réservations par mail

 

La caisse est ouverte une demi-heure avant le spectacle.

Dominique Simonnot, journaliste à Libération puis au Canard Enchaîné, observe depuis plus de 12 ans les audiences de comparutions immédiates. Du Palais de Justice à la prison, Michel Didym et Bruno Ricci tracent un chemin en accolant ces chroniques à des textes d’écrivains amateurs sur qui le filet s’est fermé. Le tribunal est un théâtre où la parole est reine et c’est cette parole qui peut faire glisser d’un côté ou l’autre : la liberté sous le ciel ou la réclusion à l’ombre.

 

Faite au départ pour empêcher les prévenus de croupir en préventive, la comparution immédiate remplit-elle véritablement sa fonction ? Séances de comparution surchargées, manque de moyens humains et budgétaires : telle est la réalité de la justice aujourd’hui. Au matériel authentique des écrits de Dominique Simonnot s’ajoute le regard pertinent des prévenus, dont les textes sont un témoignage et non une dénonciation.

 

C’est de la confrontation de ces deux sources que naît toute la saveur d’un spectacle qui parle de cette frontière aussi mince qu’un papier à cigarette qui sépare la liberté (dehors) de l’enfermement (entre des murs). La question universelle de la faute et de son châtiment est ainsi posée sans grands mots, sans belles idées généreuses ou théoriques, mais avec acuité et, il faut bien le dire, un humour salvateur. Une mise en scène du directeur de la Manufacture de Nancy et une scénographie de David Brognon, un artiste plasticien luxembourgeois.

 

A voir d’urgence. La Marseillaise

 

C’est fort, touchant, émouvant. L’Est Républicain