Sonate d'automne
de Ingmar Bergman
galerie photos



Dans la belle nature norvégienne un presbytère au bord de l’eau. Eva, la femme du pasteur, y a invité sa mère,
Charlotte, pianiste fêtée, de renommée internationale, qui vient de perdre son compagnon.

La mère et la fille se revoient ainsi pour la première fois
depuis 7 ans. Charlotte y retrouve aussi son autre fille,
Helena, handicapée et muette. Elle y aperçoit aussi la
photo du petit garçon d’Eva et de Viktor qui s’était noyé la veille de ses quatre ans. Charlotte est désarçonnée, tout cela elle l’avait laissé derrière elle.

Dans le silence et les ombres de ce calme presbytère se
tapissent maintenant l’amour réfoulé et la haine contenue. Mais à la fin d’une longue veillée, à l’aube, au son d’un prélude de Chopin, le passé éclate dans un affrontement impitoyable, dans un échange trop longtemps retardé.

Eva : “Tout se passait au nom de l’amour, tu disais tout le temps que tu nous aimais, moi, papa, Helena. Et tu étais une virtuose dans l’art des accents et des gestes
d’amour.Des gens comme toi – des gens comme toi sont des dangers mortels, il faudrait vous enfermer pour vous empêcher de nuire. Une mère et une fille, quel effroyable amalgame de sentiments, de confusion et de destruction.”

Ingmar Bergman, le plus grand cinéaste de notre temps,
remarquable metteur en scène de théâtre, écrivain de
génie, ce lucide explorateur de la complexité de l’âme
humaine nous a quitté l’été dernier. C’est avec émotion
que nous allons créer Sonate d’Automne ; c’était un projet auquel nous rêvions depuis longtemps et dont l’auteur nous avait enfin accordé le droit de représentation.
 

mise en scène
Raija-Sinikka Rantala

avec

Marja-Leena Junker
Myriam Muller
Rita Bento dos Reis
Joël Delsaut
e.a.


coproduction
Théâtre des Capucins

 
Traduit du manuscrit suédois de l’auteur par C.G.Bjurström
et Lucie Albertini