REPRISE
«On ne peut rien dire par les mots,
on est forcé de le dire derrière les mots»
Bernard-Marie Koltès
Un homme tente de retenir par tous les mots qu’il peut trouver, un inconnu qu’il a abordé au coin d’une rue, un soir où il est seul. Il lui parle de son univers: une banlieue où il pleut, où l’on est étranger, où l’on ne travaille plus. Un monde nocturne qu’il traverse, pour fuir, sans se retourner. Il lui parle de tout et de l’amour, comme on ne peut jamais en parler, sauf à un inconnu comme celui-là, un enfant peut être, silencieux, immobile.
Ce n’est qu’au dernier souffle qu’il avoue: «Je t’aime, camarade».
Le théâtre de Koltès est un théâtre de la solitude absolue. Un théâtre du cri de la révolte. C’est un théâtre qui dit: «Ce n’est pas possible». Mais aussi: «Il faut aimer».
«Le monologue poignant d’un homme à la derive qui peut être avant de sombrer va dire ce qu’il sent, ce qu’il pense, ce qu’il vomit, ce qu’il désire. Des mots qui crient la solitude, l’exclusion, l’échec, la révolte, le rêve. Un texte cinglé à entendre et éprouver absolument!» «Humain, théâtral et bouleversant (…)»
Stéphane Gilbart – Luxemburger Wort
«Radicale. La première définition qui vienne à l’esprit à la fin de la performance de Denis Jousselin, une heure et quart d’un monologue quasi immobile (…)»
Josée Hansen - d’Lëtzebuerger Land
«Dans un espace noir comme un tableau de Soulages, Denis Jousselin, époustouflant: Par les mots, il conjure l’absence et le manqué.»
Josée Zeimes – Le jeudi
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