Première le 19 mai à 20h00
«On ne peut rien dire par les mots,
on est forcé de le dire derrière les mots»
Bernard-Marie Koltès
Un homme tente de retenir par tous les mots qu’il peut trouver, un inconnu qu’il a abordé au coin d’une rue, un soir où il est seul. Il lui parle de son univers: une banlieue où il pleut, où l’on est étranger, où l’on ne travaille plus. Un monde nocturne qu’il traverse, pour fuir, sans se retourner. Il lui parle de tout et de l’amour, comme on ne peut jamais en parler, sauf à un inconnu comme celui-là, un enfant peut être, silencieux, immobile.
Ce n’est qu’au dernier souffle qu’il avoue: «Je t’aime, camarade».
Le théâtre de Koltès est un théâtre de la solitude absolue. Un théâtre du cri de la révolte. C’est un théâtre qui dit: «Ce n’est pas possible». Mais aussi: «Il faut aimer».
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